LA HAUTE COUTURE DE L'HOTELLERIE
L’hôtel Costes à côté a intérêt à se surpasser dans l’art de recevoir car ce nouveau Mandarin Oriental va faire du buzz. Quatre ans de travaux – la rue Saint-Honoré peut retrouver son rythme de croisière – pour voir naître un palace d’inspiration néo Arts déco, très féminin dans son ambiance. Vous associez l’architecte Jean-Michel Wilmotte chargé de la réhabilitation du bâtiment, de sa façade et de son jardin, la décoratrice Sybille de Margerie pour les chambres, le spa et les espaces publics et l’agence Jouin-Manku pour le bar et les restaurants, et vous partez en voyage. Déjà dans le lobby assez majestueux (très haut de plafond avec la sculpture monumentale de Nathalie Decoster) dans son écrin de pierre, de laque et de feuille d’or, véritable puits de lumière qui s’ouvre sur le jardin végétal… On surfe entre les papillons brodés sur coussin, dans le cristal… les couleurs gris, prune, rose, parme et écru… et cette atmosphère indicible de liberté. On a vraiment l’impression que “les modeuses” du monde entier vont se poser dans le jardin pour boire un thé ou y déguster une pâtisserie…
Le rêve d’hôtel se poursuit dans les 138 chambres et suites (39) qui plongent sur le jardin ou sur la rue Saint-Honoré. Les plus petites chambres de 38 m2 donnent déjà un avant-goût du luxe version de Margerie avec les photos glamour d’Ali Madhavi, le bois sombre, la laque claire, les taff etas brodés orange, fuchsia et prune… Canapé face au lit sans dénaturer l’espace de vie de la chambre. Au-dessus du king size bed, la photo du Baiser de Man Ray reproduite sur du velours est une invitation au Paris bonheur des années 30. Coup de coeur pour l’espace bain avec d’un côté les doubles vasques – du dos à dos – et de l’autre l’espace douche à l’italienne, habillée de verre, de bois et de marbre blanc…
Le Sur Mesure de Thierry Marx
Deux restaurants, un bar, un Comptoir des Pâtisseries et un Jardin Gourmand où le top du top se joue à guichets fermés dans le petit pavillon en hauteur (pour 8). “Au Camélia”, on retrouve la cuisine de Thierry Marx, française revue et corrigée à la mode du Japon : la langoustine bouillon à la verveine et sa fi ne raviole, les calamars risotto au soja… Il faut aller au “Sur Mesure” pour découvrir Marx dans son jus créatif. La déco est de la même veine : du blanc sur blanc avec des drappés de tissus blancs… un puits de lumière au centre et une cuisine de formes, de couleurs et de textures : tomate iceberg, risotto de soja, l’oeuf éclat et les tagliatelles végétales… Côté plaisirs du corps, le Mandarin Oriental n’a pas oublié son spa de près de 900 m2 avec sa piscine de 14 mètres de long. Ombres chinoises sur les parois, grandes alcôves pour se lover… tout est épuré. Sept Suites Spa (dont 3 suites en duo) avec douche-hammam, pour les soins “Signature” aux huiles essentielles… Centre de fitness very high-tech et hammam. Un hôtel galerie où l’on se promène. Chaque pan de mur recèle un petit détail, une grande création, chaque plante du jardin porte une histoire florale… Dès septembre-octobre, quand la mode fera son entrée dans le lobby, le Mandarin Oriental deviendra certainement le plus parisien des palaces.
DG : Philippe Leboeuf.
> Mandarin Oriental Paris
251 rue Saint-Honoré 75008 Paris
Tél. 01 70 98 78 88
www.mandarinoriental.com
Ch. à partir de 885€
2011-08-30 14:25:19





