Jusqu’au 27 novembre, la cité des doges retire son masque d’histoires pour basculer dans le XXIe siècle créatif, provocateur, déjanté… grâce à la Biennale (tous les deux ans). L’art contemporain sous toutes ses formes présenté par quatre vingt sept pays dans les Giardini et à l’Arsenale. Mais le festival “off” de François Pinault est beaucoup plus spectaculaire. Retour sur images.
Texte : Roland Escaig - Photos : Frédérique Escaig
Dans les Giardini – ou jardins – la visite des pavillons exige au moins une bonne demi-journée de patience et d’impatience car les pavillons présentent un intérêt très inégal. De la déco à la peinture ou même à l’expérience audiovisuelle, voire même au cinéma, chacun peut satisfaire ses fantasmes. Etonnant pavillon hollandais, transformé en scène de théâtre en glace miroir. Le partenariat avec la Fondation Mondiran accentue cette vision de l’imaginaire. Dans le pavillon central et international, la Biennale de l’Education, il faut retenir les deux masques de Nathaniel Mellors (Anglais qui crée à Amsterdam) reliés par des mèches de cheveux. Deux masques vivants qui symbolisent le côté féminin et masculin et qui parlent de l’humanité ; juste à côté, le créateur se projette en fi lm et explique… L’oeuvre la plus ecuménique est celle de Norma Jeane (Los Angeles) qui permet au public d’être créatif et de tagger les murs (à partir de 3 cubes de pâte à modeler de couleurs).
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Pause sagesse avec la salle dédiée à Tintoret
et à ses trois tableaux monumentaux
présentés par le Ministère italien
de la culture. Rien de plus normal pour
ce peintre vénitien, reconnu à l’époque
avant-gardiste. Belle image de technique
visuelle pour voir le monde autrement
derrière une glacée d’entrée en
vert, en jaune, en bleu… pour découvrir
les tableaux de “Das Institut” de New
York et Berlin. Dans le pavillon suisse,
Thomas Hirschhorn se veut particulièrement
audacieux dans sa démarche
politique et sociale. Son travail baptisé
“Crystal of Resistance” est un amalgame
de constructions bricolées à partir
de papier, de carton, d’alu… avec
des chaises argentées exposant tous les
témoins nuisibles de notre société postmoderne
: téléphones portables, magazines
people (on y retrouve même une
couverture avec DSK !)… Le catalogue
de la négation de la civilisation contemporaine
sans valeur. Coup de coeur pour
le pavillon japonais où Tabaino apporte
une superbe vision de l’évolution du
monde dans le noir avec le centre de
la terre et des images en mouvement
autour. Une interrogation majeure de la
société japonaise face à la globalisation.
Et le pavillon de la France ?
2011-11-08 00:10:25






