“Quand vient la fin de l’été, sur la plage, il faut alors se quitter. Peut- être pour toujours, oublier cette plage. Et nos baisers…” Belle image des années 60 . “De r n i e r s baisers” que chantait Dick Rivers, alors que notre BB nationale faisait la une dans les rues de Saint-Tropez. Derniers baisers, derniers pêcheurs qui vendaient leur poisson à la criée juste derrière le port ! En 1978, le slogan “Férinel (dirigée par Bernard Arnault), propriétaire à la mer” faisait la une ! Près d’un demi-siècle après, Saint-Tropez a tourné la page pour devenir le temple de l’hyper luxe. Dior, Céline, Louis Vuitton… du groupe LVMH ont pris le pas sur les petites créatrices d’un été. Bernard Arnault vient même de racheter le petit bijou hôtelier la Maison Blanche sur la place des Lices pour faire la nique au Pan Deï de Stéphane Courbit ! On n’arrête plus l’histoire car le port de Saint-Tropez refuserait des places, quel qu’en soit le prix, les plages de Ramatuelle feraient des chiffres d’aff aires records… Comme par hasard, seuls les hôtels 4 et 5 étoiles auraient fait le plein durant l’été… Par contre, les 5 kilomètres de La Foux à Saint-Tropez permettaient sans problème en août de respecter la vitesse autorisée. Dans sa villa des Parcs de Saint-Tropez voisine de celle d’Albert Frère, le milliardaire belge et de François Pinaut, Bernard Arnault peut se frotter les mains. Son groupe numéro un mondial du luxe est en train de coloniser la cité du bailli. Sans tambour ni trompette. Mais attention, comme le chantait Charles Aznavour, “Que c’est triste Venise quand les amours sont mortes !”





