Paris fait sa Nuit Blanche le 7 octobre

Collectif Jekyll Points IFNO - Simulation 2017 © Frank Minnaërt

Événement culturel parisien de référence, la seizième Nuit Blanche proposera le 7 octobre un parcours intitulé “Faire œuvre commune”.

nuit blanche affiche

Construite autour du thème “Faire œuvre commune”, cette nouvelle édition a pour ambition de célébrer la création en collectif, qu’il s’agisse de collaborations entre artistes ou d’initiatives citoyennes qui font bouger les représentations et les perceptions. Deux parcours inédits, rattachés à des lieux emblématiques de rassemblement de la capitale attendent donc les Parisiens… et les autres le 7 octobre. Le premier s’étendra autour de l’Hôtel de Ville depuis les berges du Parc Rives de Seine jusqu’à la place de la République en passant par les Halles. Les berges seront notamment investies par le collectif berlinois Invisible Playground qui y installera une œuvre participative redonnant la parole aux Parisiens. Pour Nuit Blanche, ce collectif propose en effet d’inonder les berges de lettres qui se composeront en phrases au fil de l’eau. Le jeu de mots qu’ils organiseront autour de ces lettres sera l’occasion de réaffirmer la dimension ludique de la ville.

nuit blanche
© Galaxia Wang

Du côté de la Canopée

Porte d’entrée du Grand Paris, les Halles constituent un lieu de mixité dont les usages ne demandent qu’à être réinventés depuis la construction de sa Canopée. Charlotte Laubard, directrice artistique de l’événement, a souhaité impliquer les nouvelles institutions culturelles qui s’y sont installées et qui se distinguent par leurs identités innovantes. Le soir de Nuit Blanche, le Conservatoire W.A. Mozart, la Place et la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs seront emmenés par le chorégraphe Olivier Dubois dans une mise en scène alliant leurs forces et leurs spécificités.

Un tournage nocturne mettant en scène un ballet de machines

Collectif MU : Rail Océan 2017 © Atelier-Craft

Un second parcours s’épanouira dans le quartier de la Chapelle et jusqu’à la gare Rosa-Parks en passant par la Halle Pajol et le Centquatre. Le collectif MU investira l’océan de rails qui sépare le jardin Rosa-Luxemburg et les Jardins d’Éole avec une création sonore et visuelle évoquant l’univers du voyage et des migrations. À la Halle Hébert, le collectif (La)Horde invitera les visiteurs de Nuit Blanche à déambuler au sein d’un tournage nocturne mettant en scène un ballet de machines. En s’intéressant à des styles de danses développés spécifiquement sur Internet et aux communautés qu’ils fédèrent en ligne, les artistes explorent le déplacement de certains gestes de la sphère digitale à la place publique.

bal pop Centquatre
Bal pop au Centquatre © Adeline Vengud

Nuit Blanche en ligne

Une des nouveautés de cette année est un rendez-vous en ligne. En effet, prenant acte que la notion d’espace public a considérablement évolué avec l’essor d’internet et des réseaux sociaux, cette édition propose aux visiteurs de discuter avec un chatbot, un logiciel spécifiquement programmé par les étudiants des masters Arts visuels et Media Design de la Haute école d’art et de design de Genève où enseigne Charlotte Laubard, quelques jours avant le lancement de Nuit Blanche.

www.paris.fr

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